Si vous voulez faire bonne impression, soyez conscient que certains
détails de votre discours piqueront la curiosité des auditeurs.
Assurez-vous de répondre à toutes les questions que ces détails
susciteront. Autrement dit, complétez toutes vos histoires!
Lors d'un concours de discours, j'ai
commencé ma performance en racontant l'histoire d'un jeune garçon qui
avait trouvé un gros cocon dans lequel un papillon luttait pour en
sortir. Croyant lui rendre service, le garçon a déchiré très
délicatement le cocon. Dans son esprit, il voyait déjà le papillon
s'envoler hors de sa prison comme une fusée mais en fait, le papillon
est tombé au sol et est mort. Pourquoi?
Si vous réagissez comme la plupart des
participants présents au concours, j'ai maintenant toute votre
attention parce que vous voulez savoir pourquoi le papillon est mort.
En quatre phrases, j'ai créé des images, un drame et même un effet de
suspense. Tel est le pouvoir d'une histoire.
Évitez d'ouvrir une porte
sans la refermer
Cependant, il est parfois frustrant d'écouter un orateur qui commence
une histoire sans la terminer. Par exemple, vous racontez une histoire
dans laquelle vous mentionnez que votre chien n'a que trois pattes. Ce
détail inusité pique la curiosité de l'auditoire qui maintenant veut
savoir comment le chien a perdu sa patte. Malgré cela, vous continuez à
parler d'autre chose. Sans le savoir, vous commencez une histoire sans
la terminer. C'est ce que j'appelle « ouvrir une porte sans la refermer
».
Vous pourriez donc avoir placé quelques
chiens à trois pattes dans votre texte sans le savoir. Souvent, la
seule façon de détecter ces portes ouvertes est de demander directement
à un auditoire-test s'il y a des questions auxquelles vous n'avez pas
répondu. Lorsque vous savez qu'une question est sans réponse, vous
pouvez ajouter le détail manquant à votre texte. Cependant, si vous
jugez que la réponse à cette question n'est pas utile à votre propos,
enlevez le détail qui pique la curiosité. Autrement dit, ne mentionnez
pas le handicap du chien.
Une histoire incomplète crée
un effet de suspense.
En outre, vous pourriez attendre avant de refermer une porte pour
sciemment créer un effet de suspense. Par exemple, en ce moment, il se
pourrait que vous vouliez VRAIMENT savoir pourquoi le papillon est
mort. Voici la réponse. Loin d'être un piège, le cocon est un passage
nécessaire pour donner des forces au papillon. Tout le temps qu'il se
débat pour se libérer, l'insecte renforce ses ailes. Cette lutte est un
processus essentiel de survie. Libérez le papillon et vous le tuez.
Pourquoi ai-je utilisé cette histoire me demanderez-vous (un autre
chien à trois pattes...) ? Mon discours d'inspiration illustrait que
nous sommes comme des papillons. Parfois, nous devons lutter pour
sortir de certaines difficultés et ce processus nous rend plus fort.
Pour faire bonne impression, complétez
les histoires que vous commencez. Sinon, cela risque d'être frustrant
pour certaines personnes de l'auditoire.